« Errance médicale et analyses sans ordonnance : comment les patients cherchent des réponses. »

Du fait de la pénurie de médecins généralistes frappant la France, certains patients rencontrant des difficultés de santé importantes, se retrouvent trop souvent dans l’obligation de devenir leur propre expert.

Être acteur de ses soins n’à jamais autant fait sens qu’ aujourd’hui.

La chute constante de médecins généraliste depuis plus de dix ans ; associé à une patientèle qui , de fait, augmente ; réduit le temps consacré à chaque consultation.

Aussi, on note une charge ajoutée de dossiers dématérialisé à traiter, rendant souvent difficile pour le professionnel de santé, le fait de pouvoir accompagner son patient comme il le souhaiterait dans ce temps imparti.

 C’ est à dire, au mieux, en mettant par exemple des moyens en place, tel que s’informer plus encore  lorsque ca dépasse son champ de compétence, ou même avoir le temps de contacter des confrères pour échanger.

Du coté des patients, si tant est, qu’ils aient un médecin généraliste, ce qui n’ est même plus acquis, tant les déserts médicaux se sont généralisés ces dernières années ; le patient ayant plusieurs problèmes à évoquer en une consultation, ne pourra généralement pas faire le tour de toutes ses questions.

Au-delà de générer une frustration, cela rallongera également la démarche diagnostique, à court, ou long terme, cela  pourra avoir de lourdes conséquences.

Nous pourrions citer comme exemple, un patient qui aurait une maladie auto-immune, car c’ est très vaste.

Cette même personne pourra consulter dans un centre de santé, comme on a pu, heureusement, en voir ouvrir leur portes ces dernières années, pour désengorger la demande, et répondre aux besoins des villes les plus en difficultés.

Certains de ces centres de santé demandent aux patients de venir voir le médecin avec un seul motif, il faudra donc ; par exemple ; choisir entre les plaques vésiculeuses qui ne partent pas depuis trois mois, et la fièvre intermittente qui est également présente depuis six mois.

Pour pousser plus loin, l’ une et l’ autre pourraient être un faisceau d’ arguments documentant un même dysfonctionnement, une même maladie.

Imaginez la difficulté lorsque quatre voir cinq doléances sont à déplorer.

Ce patient se sentant très rapidement en marge, délaissé, en difficulté physique voir même mentale si cette peine dure trop longtemps ;

s’ informera et cherchera de plus en plus de solutions, pour être entendu et se sentir pris au sérieux.

Ceci, toujours dans le but de pouvoir accéder à des traitements, des adaptations nécessaires, ou même, être redirigé vers des spécialistes ou centres de compétences.

Nous parlons donc d’ un patient devenu expert, malgré lui ; non pas forcément car il aurait acquis sont titre à la Sorbonne, mais aussi car nous avons un Malade qui à développé, force de longs mois, et trop souvent, de longues années d’ errance, une expérience dans ce domaine.

Cela, lui permettant de comprendre le jargon médicale notamment, et d’ avoir une idée assez précise de ce qui pourrait causer toutes ces manifestations.

Expert de ses symptômes, de leur chronologie et de leurs déclencheurs, il pourra nourrir son propre dossier médical en documentant, et en trouvant des marqueurs biologiques, et autres récurrences, qui, interprétées avec touts les bilans pourraient venir affirmer le bienfondé des ses interrogations.

Une des options que les laboratoires rendent de plus en plus possible actuellement, sont les bilans de santé sans ordonnance.

Certains, standardisés, rendent possible l’ accès aux personnes peut-être moins à l’ aise avec cet univers, mais seront beaucoup plus généraux.

D’autres options s’ offrent aux usagers, celles de demander des examens à la carte, dans le but de mettre en exergues ,les marqueurs sanguin type, de la maladie suspectée.

On peut citer les maladies rares et chroniques, comme les connectivites, qui fluctuent souvent, rendant le diagnostic parfois long et fastidieux, surtout, en cas de chevauchement.

Le « risque » sera que la demande soit parfois inutile par erreur d’ interprétation, ou incomplète par manque de compétences dans le domaine clinique, et, autre point à noter, elle sera, à leurs frais car « hors nomenclature ».

Ces analyses particulières peuvent aller de quelques dizaines d’ euros à plusieurs centaines d’ euros, surtout si la personne est bien informée et à pu développer un bon raisonnement clinique, qui lui permettra de demander des analyses croisées et répétées, comme souvent au cours de ces pathologies.

Cela n’est pas anodin pour leur portefeuille. Mais on peu facilement imaginer que face à la violence ressenti sur ce chemin, l’idée de pouvoir avancer malgré tout procure un apaisement.

Cet article démontre une association courte de faits, mais plusieurs enquêtes ont déjà été réalisées et, du fait de l’ aggravation des difficultés , liées à la dégradation de notre système de santé, cela se verra probablement, malheureusement, de plus en plus.

Il est également important de noter que les laboratoires restent vigilent quand aux demandes peu communes des patients, et demanderont toujours un entretient rapide avec eux ; qu’ il soit téléphonique ou présentiel, pour être certain de la validité de leurs demandes, et qu’ elles « tiennent la route ».


Les « clients » devront donc démontrer en amont leurs connaissances et capacités d’analyse, ainsi que signer un devis qui pourra être provisoire en fonction de la demande.

Ca se fait, et ca aide de plus en plus de personnes en marge de notre système de soin …

En outre, être soigner, est un droit fondamentale reconnue par la loi Française  comme citer dans l’ article L1110-1 du code de la santé publique de la loi KOUCHNER du 04/03/2002.


Par associations d’idées :

Critères biologiques marqués, amenant une reprise médicale, entrainant une demande auprès d’ un spécialiste, ou en centre de compétence, qui investiguera et proposera un suivi plus poussé, ou un diagnostic, quand les arguments seront déjà suffisants.

Cela illustre la chronologie possible de ce genre d’action.

Ne pourrait-on pas se demander si là encore, l’ argent fait la différence…

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